Samedi 28 novembre 2009
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Mes petites lectures depuis un an (9 mois en réalité), pour vous inspirer ou en parler... :)
- "La clef" de Junichiro Tanizaki : l'histoire d'un couple qui relance la flamme du désir en lisant, chacun de son côté, le journal intime de l'autre. Chacun sait que
l'autre le fait et, à dessein, y note ses fantasmes et/ou cherche à susciter la jalousie de l'autre. Une belle littérature, érotique comme Tanizaki sait la faire, poétique comme les Nippons
savent la faire.
- "Madame Bovary" de Gustave Flaubert : celui-ci, je l'ai juste relu pour me le remettre en mémoire parce que ensuite, je voulais lire celui-là :
- "Contre-enquête sur la mort d'Emma Bovary" de Philippe Doumenc : le titre est suffisamment explicite pour que je n'en dise pas plus ! C'est une idée étonnante, la
lecture est facile et offre un agréable second regard sur cette oeuvre si connue.
- "Mémoires d'une geisha" de Yuki Inoue : voila un véritable récit autobiographique d'une ancienne geisha, qui révèle la face cachée de l'activité. Extrêmement
intéressant pour qui se passionne pour la culture japonaise.
- "Le coupeur de roseau" du même Tanizaki que précédemment : j'avoue que celui-ci ne m'a pas laissé un souvenir impérissable. Pour le style, cf. plus haut. Pour
l'histoire, rien de transcendant pour moi.
- "Le comité Tiziano" de Iain Pears : pour ceux qui l'ignoreraient encore, je suis fan de Pears depuis ma lecture de son "portrait", même si je dois reconnaître que sa
série de policiers est moins aboutie d'un point de vue littéraire. "Le comité Tiziano" fait partie des policiers, il souffre donc des mêmes maux que pour tous les autres : beaucoup de
rebondissements, beaucoup de révélations sous forme d'évocations, ce qui rend la compréhension quelquefois ardue. Mais tous ses policiers se déroulent dans le contexte de l'Art, l'auteur est
philosophe et historien d'art et parsème ses oeuvres de références et d'indications culturelles, ce qui personnellement me fait complètement oublier le reste.
- "Histoire raisonnée de la fellation" de Thierry Leguay : oui, bon, ça va ! C'est très intéressant, figurez-vous ! Vous le saviez, vous, que dans l'antiquité, il y
avait les phéniciens, qui "accueillaient", et les lesbiens, qui "offraient", les premiers étant largement sous-considérés ? Et vous imaginiez qu'au temps de la préhistoire, de toute évidence,
point de succion pour nos ancêtres ? Qu'en Mésopotamie, la pratique n'existait pas ? Que Cléopatre, au contraire, en était au très friande ? Que les femmes cadres ou professions intermédiaires
pratiquent beaucoup plus que les ouvrières ?... Ah vous voyez que c'est intéressant ! (M'est avis que l'éditeur va constater quelques ventes de ce livre dans les jours à venir !)
- "Candide" de Voltaire : ne me demandez pas comment je suis passée de l'un à l'autre ! Je ne m'étais pas rendu compte de cet enchaînement bizarre, apparemment je
voulais me racheter un peu de candeur !
- "Bonheur, marque déposée" de Will Ferguson : voila un livre que je devais lire depuis des années, ardemment conseillé par un ami qui y voyait une oeuvre cynique et
objective sur notre société contemporaine... Eh bien la sauce n'a pas pris, je n'ai pas accroché, ni à l'humour, ni à l'histoire. Mais tentez-le quand-même, cet ami est un mec bien !
- "L'affaire Bernini" de Pears : cf. précédemment.
- "Le jugement dernier" de Pears : hum... c'est à dire que je me suis mise en tête de tous les lire.... Quand je vous dis que je suis fan !
- "Les belles lettres du Professeur Rollin" de François Rollin : grande adoratrice du Professeur Rollin, que je trouve brillantissime, excellentissime, je suis fan
(Pascal Obispo, sors de ce corps) ! Voila exactement l'humour que j'aime, je ne m'en lasse pas. Professeur Rollin vous êtes un maître.
- "Modigliani" de Christian Parisot : l'histoire de ce peintre qui est mon peintre préféré (ah bon, vous le saviez déja ?), une lecture forcément intéressante et
agréable, livre fini beaucoup trop vite, enfin vous savez ce que c'est...
- "Berceuse" de Chuck Palahniuk : alors là, je vous renvoie à l'un de mes précédents article que vous trouverez très logiquement sous l'onglet "précédents
articles".
- "Peste" de Palahniuk encore : j'ai moins aimé que le précédent, mais je reconnais le talent de l'auteur et surtout l'originalité de l'écriture : chacun des personnages
raconte sa version de l'histoire. Il m'a fallu quelques temps pour entrer dans l'histoire mais ensuite, elle se laisse lire. A part quelques longueurs, à mon avis.
- "La brocante Nakano" de Hiromi Kawakami : adoré celui-ci, adoré cet auteur, ce style, cet univers et là encore, un petit article a été rédigé à son sujet quelque
part sur le blog.
- "Les années douces" de la même : dingue comme quand j'aime un livre, le suivant est du même auteur ! D'une imparable logique ! Sauf que j'ai moins aimé celui-ci, il
n'y aura donc pas de troisième Kawakami tout de suite ! ... Même si j'ai pris un vrai plaisir de lecture aussi. Tout est dans le style. Donc, j'aime.
- "Install" de Risa Wataya : conseillé par un libraire plutôt calé en littérature asiatique, qui m'a expliqué que l'auteur était une jeune lycéenne qui a écrit ce
best-seller pendant ses vacances d'été. Le résultat est... étrange : le style est des plus basiques, mais l'histoire est... étrange : une lycéenne va se mettre à sécher les cours pour animer un
site de dialogues pornographiques créé par un garçonnet de dix ans. Je vois bien les points d'interrogation sur vos têtes, ils ne m'ont pas quittée pendant toute la lecture... A vous de
juger.
- "Rien de grave" de Justine Lévy : trouvé dans le train, voila le genre de lecture imprévue que j'adore. Très belle découverte. L'auteur raconte sa rupture et comment
elle a touché le fond du fond. Les sentiments sont vrais, la douleur est décrite de façon crue, c'est sans fard et sans vêtements : elle, dans sa souffrance, à l'état brut. Ajoutez-y un style
percutant, ça donne cette réussite ultime, je vous le recommande.
- "N.P." de Banana Yoshimoto : histoire particulière, au départ intriguante (la mort mystérieuse des traducteurs qui ont eu entre leurs mains une nouvelle inédite), à
l'arrivée dérangeante, car on y rencontre une jeune femme veuve de son père (vous avez bien lu), qui aujourd'hui a une relation parfaitement sereine avec le fils du père (son frère, oui). Je n'ai
pas réussi à me défaire de cette bizarrerie pendant toute ma lecture. Je crois que je vais me calmer avec les auteurs japonais !
Du coup là, je suis dans "le monde de Sophie" de Jostein Gaarder et retrouver un peu de raison après ces lectures indécentes me fait le plus grand bien
!